Un tunnel secret sous la Nivelle utilisé clandestinement

tunnel sous la nivelle

Une vieille photographie, ainsi que des articles de presse, faisaient beaucoup parler nos historiens locaux depuis des décennies, sans qu’on puisse démontrer que les travaux de ce tunnel avaient pu arriver à leur terme. On pensait en effet que la seconde guerre mondiale avait enterré le projet pour toujours. Or la découverte récente d’un document semblait indiquer le contraire.

Il était même possible que le tunnel ait pu être achevé, voire même utilisé pendant la guerre. Des révélations récentes confirmaient l’utilisation d’un moyen secret pour passer de la marchandise d’une ville à l’autre avec la plus grande discrétion.

Cet article de janvier 1938 est un des rares documents évoquant le tunnel sous la Nivelle, tous les autres ont été détruits.

Petit retour en 1940. C’est précisément l’imminence de l’occupation allemande qui décida Joseph Abeberry, en accord avec le Général Lambrigot, maire de Saint-Jean-de-Luz, à détruire tous les documents en rapport avec le tunnel et d’en camoufler astucieusement les accès. Joseph Abeberry décédera pendant la guerre en déportation, emportant son secret avec lui, quant au Général Lambrigot, il avait bien d’autres choses à régler à la sortie de la guerre, et il mourut en 1950.

Ce n’est qu’en 2019, en voulant secourir un oiseau qui avait une aile cassée, que deux individus découvrirent une porte d’accès au tunnel caché.

On ignore toujours à quelle fréquence, par qui et dans quel but, mais il semblerait que depuis, ce tunnel soit régulièrement utilisé, particulièrement depuis le début du confinement.

C’est un agent des services techniques Cibouriens qui aurait eu la puce à l’oreille. En effet ce dernier avait l’habitude de déjeuner le midi à quelques pas de la Nivelle, prenant soin de déposer à ses pieds son sac, qui contenait le plus souvent une bonne bouteille de Côtes du Roussillon. Or à plusieurs reprises, lorsqu’il récupérait son sac, la bouteille était vidée de moitié. Les premières semaines il mit cela sur le compte de l’évaporation ou d’un quelconque phénomène physique dont il ignorait les rouages. Mais un jour alors qu’il confiait cette curiosité à son chef, pointu en la matière, ce dernier lui soumit la possibilité de l’intervention d’un tiers dans cette affaire, ou d’un phénomène physique vraiment curieux et dont il ignorait lui aussi les rouages.

Les services techniques de la ville furent mis à contribution et différents tests furent réalisés. Ainsi on remarqua très vite que si l’on remplaçait le Côtes du Roussillon par un Pinot Blanc, et qu’on revenait le lendemain, ce n’était plus simplement le contenu qui disparaissait mais la bouteille aussi.

Ce ne fut rien toutefois comparé à la surprise des employés de la ville de l’autre côté de la Nivelle, à Saint-Jean-de-Luz, qui commençaient à faire remonter à leur hiérarchie l’apparition de bouteilles vides près de la Nivelle.

Très vite, l’affaire fit grand bruit au sein des services techniques des deux villes, et sur l’idée du Maire Guy Poulou on s’amusa même à tenter l’expérience inverse, à savoir déposer des bouteilles vides et aller attendre de l’autre côté. En vain.

En début d’année, différents subterfuges ont finalement permis de repérer les portes d’accès, et il se murmure même que le plaisantin aurait été appréhendé. Confinement oblige, notre enquête s’annonce compliquée, sans compter qu’aucune des deux municipalités ne semble prête à ébruiter l’affaire.

L’emplacement des portes d’accès tout comme les manipulations permettant de les ouvrir n’ont pas encore fuité, nous ne manquerons pas de publier de nouvelles informations dès que nous en aurons connaissance.

Bon confinement à toutes et tous, restez chez vous et prenez soin de vous.